Service d'échange de plantes



En attendant la réorganisation du service,
on peut utiliser le forum et la liste de diffusion iris-fr (page liens).
De même, n'hésitez pas à passer une petite annonce dans la revue ou la "feuille".
On peut aussi amener ses plantes lors des réunions de l'association et sur le stand lors d'une fête des plantes où la SFIB est présente.



Echangez iris et bulbeuses botaniques

A condition que suffisamment d'adhérents soient intéressés, un nouveau service d'échange d'espèces botaniques d'iris, mais aussi, pourquoi pas, d'autres plantes bulbeuses, est proposé.

Cette première tentative vise un échange de plantes aux mois de juin ou juillet, et devrait donc concerner en priorité des iris et autres plantes à repos estival.

Tout adhérent intéressé et à jour de cotisation est invité à envoyer au responsable, le plus rapidement possible, la liste des espèces qu'il propose, avec ses coordonnées (adresse, numéro d'adhérent, téléphone, E-mail…) et une enveloppe timbrée au tarif en vigueur. Les coordonnées des amateurs, accompagnées de la liste des plantes qu'ils proposent, seront colligées en un feuillet qui sera adressé à chaque participant. Chacun sera alors libre de contacter les personnes de son choix pour réaliser les échanges qui l'intéressent, chacun payant le port des paquets qu'il expédie.

Afin que le service fonctionne correctement, il est souhaitable, pour un début, que chaque amateur se restreigne à une quinzaine d'espèces au maximum, en proposant celles qu'il a en abondance, mais aussi et surtout des espèces plus recherchées, quitte à indiquer que seuls un ou deux pieds sont disponibles. Il est également souhaitable que ce service d'échange concerne des plantes de taille à fleurir ; (dans le cas contraire, indiquez : bulbilles, semis de 2 ans…) ; prévoyez donc d'échanger moins, mais mieux : une plante forte est beaucoup plus assurée de reprendre, et vous gratifiera plus rapidement de sa floraison.

Nous pensons par ailleurs qu'un amateur d'espèces botaniques doit se sentir concerné par la conservation des espèces sauvages, et donc par leur reproduction, non seulement végétative, mais aussi par semis. Il apparaît donc important, dans cette optique résolument " moderne ", d'instituer une traçabilité des souches, le donateur mentionnant la provenance de la plante qu'il propose (achat à la pépinière X, commerce généraliste, prélèvement dans la nature, semis de graines de provenance Y, etc).

Les intérêts sont multiples. En effet, deux clones différents d'une même espèce strictement allogame rendront possible la production de graines. Celles-ci permettront non seulement une distribution plus large et plus aisée de l'espèce, mais aussi l'obtention de plantes plus saines (car indemnes des virus qu'accumulent les souches depuis longtemps en culture), et vraisemblablement légèrement différentes les unes des autres. De même, une espèce peut fortement varier en fonction de son lieu d'origine à l'intérieur de son aire de répartition, et cette variabilité naturelle augmente le champs d'investigation de l'amateur.


On connaît ainsi les différentes formes d'I. pseudacorus, panachée (f. variegata), à fleurs blanches (f. alba) ou jaune clair (f. bastardii). De même, pour I. pallida, les formes à feuillage panaché sont bien connues, mais on trouve aussi tout un camaïeu de coloris des fleurs qui, du bleu pâle traditionnel, peuvent passer au rose ou au violet. Le champs des iris nains méditerranéens (I. lutescens, I. pumila, I. attica…) est encore plus vaste, et la création d'une demande pourrait permettre le développement d'un nouveau marché pour les pépiniéristes, le service d'échange ne pouvant perdurer que si de nouvelles plantes sont régulièrement proposées !

D'un point de vue plus scientifique, la traçabilité des souches d'espèces menacées permet de faire œuvre de conservation de la biodiversité, en collectionnant et en maintenant en culture les ressources génétiques d'une espèce. S'il en existe plusieurs clones en culture, il pourrait ainsi être gratifiant pour nous autres, collectionneurs d'espèces botaniques, d'œuvrer pour la multiplication et la diffusion de plantes endémiques menacées, comme l'I. aphylla f. perrieri de Savoie. Car s'il est évident que nous n'avons aucun poids dans la protection des sites où vivent les plantes que nous affectionnons, il n'en reste pas moins vrai que l'une des causes de disparition des plantes rares a toujours été, et est encore, les prélèvements qu'opèrent les botanistes, pour leurs herbiers, et les collectionneurs, pour leur jardin. Les uns et les autres désirent la plante dans son entier, et sont donc plus redoutables que le simple promeneur qui coupe une tige florale : si le dernier annihile les chances de reproduction sur une saison, les deux premiers mettent en péril l'existence même d'une population. La conservation des espèces, en les multipliant tant végétativement que par semis, et en les proposant par simple échange, est donc un moyen réel et responsable d'agir...


Mais que ce long et ambitieux " cahier de charges " ne vous freine pas. Allez dans votre jardin, et recensez les touffes de vos favorites qui pourraient être divisées en vue d'accueillir de nouvelles pensionnaires. Dressez-en la liste en indiquant idéalement l'origine de chaque plante, et envoyez-la rapidement au responsable, à l'adresse suivante :


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Société Française des Iris et plantes Bulbeuses (S.F.I.B.)
BP 16, 78354 Jouy-en-Josas cedex, France.