Iris et Bulbeuses n° 127 p 13. (1997). Jean Louis Latil*.

Sous-genre: Iris - Section: Iris (Pogoniris) - Série: Elatae
Synonymes: I. benacensis ; I. bohemica ; I. furcata ; I. melzeri ; I. nudicaulis ; I. polonica.
Région d'origine : Europe, des Alpes occidentales au Caucase
Nbre de chromosomes : 4n = 48 (tétraploide)
Hauteur : 10 à 50 cm
Branchement : important, généralement à la base, sauf chez les formes caucasiennes
Feuilles : caduques, érigées, arquées et plissées (0,5-2 cm de large)
Fleurs : 1 à 5 par tige, pour un diamètre de 6-7 cm
Teinte : très variable, généralement bleu-violet à violet pourpre
Barbe : blanche à bleue, rarement jaune pointé de bleu
Floraison : mai (peut refleurir à l'automne)
Culture : facilement car rustique et tolérant l'humidité hivernale - résiste à la sécheresse et au froid (R= - 25°C), et convient parfaitement pour les rocailles. Tous sols bien drainés en exposition plein soleil. Brian Mathew trouve cette espèce très sensible aux virus, je n'ai, quant à moi, jamais eu de problème.
Particularités :
1. à l'origine des iris hybrides "noirs" actuels ainsi que des iris nains et intermédiaires; le fait que beaucoup d'iris hybrides perdent pratiquement leur feuillage en hiver provient de la présence des gènes de cette espèces;
2. en plus des variétés géographiques dont le statut n'est pas très précis (v. bohemica ; v. furcata ; I. melzeri ; v. hungarica ; v. perrieri ; v. polonica), il existe de nombreux clones récoltés dans le milieu naturel, enregistrés ou non, qui devraient faire leur apparition sur le marché dans les prochaines années. Nous citerons I.aphylla 'Thisbe' à fleurs blanc-crème infusé de pourpre, I.aphylla 'Gracillis' jaune pâle taché de pourpre ou I. aphylla 'Wine Red' rouge pourpre. Mais il existe aussi des clones à fleurs blanches ou violet sombre. Certaines de ces formes sont de pures merveilles.
* Pépinière Lewisia. Collection d'iris botaniques agréée par le C.C.V.S.
NB : Iris perrieri, souvent donné en synonyme, "diffère entre autre choses par son nombre de chromosomes (24) alors qu'aphylla en a 48." (note de J. Peyrard, I&B n° 128 p 10.)